Monsieur Tonnerre contemplait ce magnifique paysage que lui offrait le miroir d'un lac des Pyrénées,
quand, soudain, son regard a croisé celui de Mademoiselle Foudre... un seul regard lui a suffit pour en tomber follement amoureux, ce fût, un vrai coup de Foudre. De cet amour, naquit trois
magnifiques petites éclairs, Lavande, Lys et Lilas. Papa tonnerre était tellement fier de ses petites filles qu'il grondait très fort pour effrayer toute personne susceptible de leur faire du
mal.
Lilas était la plus coquine, la plus polissonne et surtout n'en faisait qu'à sa tête quand papa Tonnerre ou maman Foudre prévenaient d'un
quelconque danger... son jeu favori, aller taquiner les feuilles des arbres... ses deux grandes sœurs, plus peureuses, suivaient de loin cette petite intrépide. Lilas s'amusait comme une petite
folle sans se soucier des recommandations de sa maman. Dans la forêt, se cachait une sorcière qui haïssait le bonheur et par-dessus tout celui de papa Tonnerre, maman Foudre et leurs petites
éclairs. Elle cherchait le moyen de leur faire du mal. Le rire de Lilas la fit sursauter, comment osait-elle se promener, ici, chez elle, dans la forêt ? Une idée folle lui vint à l'esprit, le
moment tant attendu était arrivé... le moment de se venger. Elle s'empressa de jeter un sort à tous les grands arbres de la forêt afin qu'ils kidnappent la petite Lilas et éventuellement ses deux
grandes sœurs... il ne leur fallut pas longtemps pour emprisonner dans leur branches Lilas... Lavande, la plus courageuse des deux grandes, essaya tant bien que mal de la sauver mais rien n'y
faisait !!! Pauvres petites éclairs, les voilà toutes deux prisonnières de la vilaine sorcière !!!! Lys, cours vite, chercher papa, vite, vite. Lys hurlait... papa Tonnerre ne comprenait pas ce
qu'elle racontait !!! Où sont tes sœurs ??? Maman Foudre comprit ce qui était entrain de se passer... Pourvu qu'il ne soit pas trop tard, pourvu qu'ils arrivent à sauver leur petites
éclairs...
Pauvre petite Lilas, pauvre Lavande, elles ne pouvaient se libérer de ses branches qui leur faisaient si
mal. La sorcière jubilait et réfléchissait sérieusement à toutes les méchancetés qu’elle pourrait leur faire. Pour le moment, elle voulait que papa Tonnerre et maman Foudre perdent le bonheur
qu’elle désirait tant. Quand la sorcière était petite fille, elle était très gentille mais personne ne l’aimait parce qu’elle avait un gros nez avec une grosse verrue et tous les enfants se
moquaient d’elle…pauvre petite sorcière, elle voulait simplement avoir des amis et être heureuse comme tous les enfants du monde. Elle finit par devenir méchante afin de se protéger de toutes les
cruautés qu’on pouvait lui dire ou faire. Et plus, elle grandissait, plus sa méchanceté devenait puissante et maléfique. Ses désirs de vengeance étaient tellement forts qu'elle en oubliait toute
compassion.
Elle emmena les petites éclairs sur le chemin de la liberté retrouvée afin
d’accéder à la caverne des mal aimés. A leur passage, elle rendait le chemin si difficile d’accès qu’il y avait peu de chance que leurs parents ne les retrouvent.
Papa Tonnerre grondait, grondait si fort qu'il faisait peur à tout le monde, petits et grands... On voyait l'inquiétude au fond des yeux de maman Foudre. Mes petites filles chéries, maman va vous
retrouver. Main dans la main, ils retournaient la forêt dans tout les sens dans l'espoir de trouver une piste. Tout à coup, maman Foudre reconnut le petit nœud qui était dans les cheveux de
sa petite Lilas. Elle jetait ça et là des boules de feux afin d'ouvrir le chemin de la liberté retrouvée... arriveront-ils avant que la sorcière ne fasse du mal à leurs petites filles chéries
???
Lavande consolait sa petite Lilas qui pleurait à chaudes larmes.. « ne t’inquiète pas, je suis sûre
que papa et maman vont nous retrouver. Tu sais, Lys a réussit à échapper aux griffes de cette vilaine sorcière. J’ai un plan, il faut juste que gros nez-grosse verrue s’endorme un moment…
écoute moi… » Les paroles réconfortantes de Lavande calmaient peu à peu les sanglots de Lilas qui reprenait espoir. Elles se mirent à fredonner tout doucement une douce mélodie
enchanteresse… Au même moment, la sorcière, assise confortablement dans un fauteuil, ruminait toutes les cruautés qu’on lui avait faites : « mon heure a sonné, je vais pouvoir me
venger !!! VENGEANCE !!! » ricanait-elle. Son rire machiavélique se mélangeait à la chanson qui endort. L’envoûtement semblait pourtant avoir pris le dessus sur le rire, la
sorcière sentait ses paupières s’alourdir et ses jambes s’engourdir, un bien être l’envahissait. Il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien. Elle s’endormit
profondément...
« Surtout Lilas, ne t’arrête pas, continue de chanter sinon elle va se réveiller » murmura Lavande. Elle réussit à se libérer des liens qui l’emprisonnait, se hissa, doucement, en
dehors de la caverne des mal aimés et envoya des signaux de détresse dans le ciel. Celui-ci fût envahit de grand traits lumineux, il était éclairé comme en plein jour. Cette lumière était
éblouissante pour être vue de loin, de très loin. Pourvu que papa Tonnerre ou maman Foudre voit mes appels, espérons qu’il ne soient pas partis dans la mauvaise direction. Lavande était terrifiée
parce qu’elle se souvenait que gros nez-grosse verrue avait pris le nœud des cheveux de Lilas pour leur indiquer la mauvaise direction… il ne s’agissait pas du chemin de la liberté retrouvée mais
le chemin du désespoir ; la vilaine sorcière avait plus d’un tour dans son sac à maléfices… «papa, maman, nous sommes là, venez vite» suppliait-elle...
Toujours personne… les petites filles étaient désespérées.. elles continuaient
inlassablement l’une de chanter, l’autre de lancer des lumières dans le ciel. Elles étaient épuisées, la nuit allait apporter son lot de frayeur mais elles continueront coûte que coûte ; il
fallait donner une bonne leçon à la vilaine sorcière gros nez-grosses verrues et surtout retrouver leur famille. Papa Tonnerre et Maman Foudre étaient prêts à remuer ciel et terre s’il le fallait
pour retrouver leur fillettes adorées. Cependant, ils avaient pris le mauvais chemin. Fatiguée, Lys s’allongea par terre, elle pleurait à chaudes larmes, sa maman s’approcha d’elle pour la
réconforter, « ne t’inquiète pas ma belle, tes sœurs vont bien, je suis sure que nous allons les retrouver » disait-elle comme pour se rassurer. Elle lève les yeux vers le ciel et voit
le ciel lézardé… mais c’est, c’est… elle hurle. Son mari entendit ses cris, prit peur et accouru. « Que se passe-t-il ? » « Là, regarde, je suis sure que ce sont elles… vite,
il faut y aller… »
Pauvres petites éclairs, elles s’endormirent d’épuisement. Gros nez-grosses verrues émergea de son sommeil forcé. Elle n’a
jamais aussi bien dormi depuis longtemps, tellement longtemps qu’elle ne se souvient presque plus de cette époque formidable. Sa mémoire lui revint peu à peu. Son papa, sa maman et l’amour qui
lui avait donné. Mais qu’avait-elle donc fait, mais pourquoi, avait-elle agit ainsi ? C’est pas elle, c’est pas possible, pourquoi tant de cruauté ? Non, il faut absolument réparer tout
le mal qu’elle a fait. Pour commencer, il faut que les petites éclairs se reposent, elle les porta dans un grand lit afin qu’elles soient le plus confortablement installées. Dès qu’elles se
réveilleront, je les ramènerai à leurs parents. Que je suis sotte, que je suis vilaine… une larme apparut au coin de son œil et comme par enchantement, elle se transforma en une jolie jeune
femme. Mais s’est il passé ? « Gros nez-grosses verrues » s’appelait en fait, Giboulée. La vilaine sorcière « verrue purulente », lui avait jeté un sort afin qu’elle
devienne aussi vilaine qu’elle… Chemin qu’elle était entrain de prendre si elle n’avait pas recouvré la mémoire. « Oh ! Merci ! petites éclairs ! Sans le savoir, vous m’avez
sauvé et vous avez interrompu le mauvais sort ».
Le ciel grondait, grondait de plus en plus fort, La foudre tombait ça et là, les éclairs de Lys illuminaient le ciel. Les éléments se déchaînaient. C’était comme si la fin était proche. Giboulée
tremblait et se mit à pleurer de peur. Lilas et Lavande se réveillèrent en sursaut et vit cette pauvre giboulée qui pleurait tellement, un vraie pluie diluvienne, que la caverne des mal aimés
étaient inondées, un torrent de larmes sortait de la porte d’entrée. Elle leur expliqua les raisons de sa méchanceté. « Ne pleure gentille dame, nous dirons à nos parents ce qu’il s’est
passé, ils comprendront et t’aideront ».
Papa Tonnerre et maman Foudre arrivèrent devant la caverne des mal aimés appelèrent leurs petites filles qui accoururent qui se jetèrent dans leurs bras. « Papa, mon bon papa » disait
l’une, « maman, douce maman » disait l’autre… « calmez vous… ça n’est pas sa faute … gros nez-grosse verrues n’est pas celle que vous croyez. Oh gentil papa, elle
s’appelle Giboulée. Oh maman jolie, si tu savais comme elle est gentille et ne nous a fait aucun mal. Il y a fort longtemps, une vilaine sorcière
verrue purulente lui a jeté un mauvais sort que seul une larme versée, par elle, pouvait libérer du maléfice ».
Un silence s’installa. Papa Tonnerre et Maman Foudre se regardèrent et dirent
l’un et l’autre, « nous allons t’aider à commencer une nouvelle vie. »
Les nuages se dissipèrent rapidement pour laisser place à un soleil radieux,
pour laisser place à la nouvelle vie de Giboulée et de ses nouveaux amis, Papa Tonnerre, Maman Foudre, les petites éclairs, Lilas, Lavande et Lys.
Si tu entends le tonnerre grondé, la foudre et les éclairs illuminés le ciel. Ça n’est pas pour te faire peur mais simplement pour éviter qu’un drame ne survienne… Papa Tonnerre, Maman Foudre sont comme tous les parents, ils veulent qu’ils n’arrivent rien à leurs petites filles qui ont tendance à
faire quelque bêtises… Ils ont trop peur que « verrue purulente » ne leur fasse du mal !!!!