Je vais retravailler le texte un peu et je vous en donnerai quelques lignes tous les jours... Attention, je suis loin d'égaler les grands auteurs... vraiment très loin...
"La mort d’un amour donne la vie à un autre…
Je ne savais pas que vendredi, c’était la dernière fois que je lui parlais… On plaisantait… « tu aimerais sortir de l’hôpital et ils veulent te garder, moi, j’aimerai qu’elle sorte mais elle veut rester avec moi ». Pourtant, depuis la veille, j’avais un pressentiment, je l’ai même dit à mon mari et à ma mère… Le samedi, j’ai eu un malaise, direction la maternité, ma tension faisait le yoyo, ils m’on gardé toute l’après-midi et m’ont laissé partir à la condition que je revienne le lendemain, pour un contrôle. Une fois rentrée à la maison, j’ai voulu téléphoner à mon petit papa, ma mère m’a dit, il est tard, il doit se reposer car il a dû avoir des visites aujourd’hui, en fait, il était dans un coma artificiel et ses heures lui étaient comptés. « Tu l’appellera demain », m’a-t-elle dit. Demain…Le jour de sa mort… Je me suis levée aussi difficilement que la veille. Le portable à ma mère a sonné et quelque chose me disait qu’il fallait que j’écoute la conversation…je l’ai fait et j’ai compris… Mon petit papa est mort, dimanche à 7h30 du matin, je n’ai pas pu le voir avant qu’il ne meurt, je n’ai pas pu lui montrer sa petite fille, je ne pourrai pas lui rendre hommage à ses obsèques…j’étais là, là à attendre, attendre que mon bébé se décide à sortir. Je m’en voulais…c’était la petite fille qui pensait et pas la maman…
Maternité…toujours la même chose…même s’il y avait de la compassion dans leur yeux, ils ne pouvaient rien faire pour moi, le col était trop long, à peine ouvert et surtout le bébé était trop haut…Reposez-vous, revenez demain, le jour du terme. Le lendemain, identique avec ma douleur, une nuit sans sommeil à se souvenir de ma complicité de petite fille avec mon papa.
Retour à la clinique, toujours rien, ils essaient de me décoller les membranes…Rien.
Sur les conseils d’une amie, je vais voir un osthéopathe pour qu’il me détende et qu’il aide ma fille à trouver le chemin de la sortie !!! Je téléphone à mon homéopathe qui me donne le nom de granule pour déclencher le travail. J’en prends toute la journée.
Mercredi 20, je retourne à la maternité, séance monitoring et prise de tension, col toujours au même point. Et là une méga contraction… La sage femme vient me voir et me dit que non, elle n’était pas forte et me rajoute « c’est pas pour aujourd’hui ». Alors, je suis repartie à la maison.
Je récupère mes deux enfants qui étaient chez des voisins…j’ai toujours des contractions comme à la maternité mais ??? je continue de prendre mes granules, j’y crois très fort. Et puis, j’ai peur qu’il me déclenche. Car si rien le 25 septembre, on déclenche l’accouchement et ça risque d’être très long… Je suis mal. J’emmène à 17 heures mon fils au judo et je passe à la pharmacie. Et quand je rentre, mes contractions deviennent de plus en plus rapprochés et limite insupportables. Je dis à mon mari, je vais m’allonger, j’ai mal au ventre. Ma fille me dit tu vas accoucher. Je lui ai répondu, je ne sais pas. Elle calcule le temps entre les contractions, je ne lui dis pas que je souffre terriblement, je ne veux pas qu’elle s’affole. Mon mari part chercher Killiam. Anaëlle reste près de moi, elle assure ma grande… Mon mari prépare le repas, on mange tous ensemble et mes enfants partent chez nos voisins (merci à eux) et on part pour la maternité. Contractions toutes les 3 minutes, bouchons, vive le périphérique toulousain !!! J’ai mal et chaque secousses sont limites du supportable. Le vent souffle… On arrive à la maternité, et la sage femme prend mon dossier, m’ausculte et me dit vous êtes à peine à deux doigts. Elle me demande comment je me sens, elle sait que je viens de perdre mon papa (c’était noté sur le dossier) et elle est très gentille. Elle regarde mon mari et nous dit, je vous garde, vous êtes très tendue. Voulez-vous la péridurale ? Oh, oui que je la veux. Elle me pose aussitôt un « caté » et me prélève du sang. Elle me branche sous monitoring en attendant. Elle nous explique que mes contractions sont plus douloureuses car je suis très tendue et stressée. Elle demande à mon mari de m’aider à souffler et à me détendre. Le pauvre, il a été super. Quand il y avait une contraction, il soufflait avec moi, et me disait quand elle allait s’arrêter. Il essayait de plaisanter sur les gros mots que je prononçais. Par moment, mes larmes me montaient aux yeux mais c’était pas la douleur, je pensais à mon père qui n’était plus là. La sage femme revient et me dit qu’elle fait préparer une salle mais que si je voulais, je pouvais marcher. C’est ce qu’on a fait, je m’accrochais à n’importe quoi quand la contraction arrivait. J’essayais de penser à mon petit bout de vie qui allait enfin être dans mes bras. La sage femme vient me chercher, je suis à deux centimètres, je souffre. Elle appelle l’anesthésiste. Un homme désagréable qui me demande de me détendre sinon il ne pourrait pas faire la péri. Il m’eng… même, alors là, j’ explose. Monsieur, c’est mon troisième enfant…je fais mon maximum pour être détendue, j’ai perdu mon père et je n’ai surtout pas envie de rire alors je vous prie de faire votre travail et d’éviter de m’eng…
Péridurale posée, mon mari avec moi, il me regarde , je lis dans ses yeux la peine qu’il a pour moi, les larmes coulent toutes seules, je ne peux plus me contrôler… je pleure…alors, il me parle de nos enfants, il sait qu’en me parlant d’eux, je me calmerai. La sage femme arrive, il est presque 23 heures 15…toujours aussi gentille et attentionnée… ouverte à 5 cm… déjà !!!
Elle veut me rompre la poche des eaux et mais trop tard, elle s’est rompue toute seule !!!
Pendant la demi heure qui suit, je somnole, mon mari aussi… la nuit risque d’être longue, enfin c’est ce qu’on croyait. La sage femme revient, ça ne fait qu’une demi heure, et déjà je suis à 10 cm. Elle me sonde, elle me demande de pousser pour voir : Stop…je vais chercher le gynécologue. Il arrive, on commence à discuter, on parle de nos filles. La mienne veut faire son métier…la sienne veut faire véto…elles ont le même âge… Allez, maintenant, on va pousser m’a-t-il dit : je pousse…deuxième contraction, je pousse, stop…il tourne mon bébé…poussez…ça y est, elle est là sur moi, il est minuit et deux minutes, on est le 21 septembre et c’est la tempête dehors…Mon petit bout de vie…Papa…Je pleure d’émotion…mon mari m’embrasse…Papa, voici ta petite fille, elle est magnifique, j’espère que tu la vois de là où tu es…J’avais tant de chose à te dire mais la mort ne me l’a pas permis ; j’avais besoin de mettre des mots sur nos deux destins qui avaient été séparés par une bêtise que tu avais faite…Je n’ai jamais pu te dire ou te montrer combien je t’aimais mais je pense que tu le savais…La mort d’un amour donne la vie à un autre… Aloïce, mon petit bout de vie, je t’aime déjà si fort…
Un an déjà… un an que tu me combles de bonheur… un an que tu as atténué ma douleur…mon petit bout de vie, tu as bien grandi… tu es tellement charmante, tellement touchante quand tu penches ta petite tête sur le côté… tellement rigolote quand je te vois marcher…ce petit popotin qui se trémousse depuis le 30juillet, active est un mot faible quand je parle de ton énergie à croquer la vie… et ce grand sourire qui laisse apparaître tes six quenottes, tu es une petite séductrice… Aloïce ma malice… mon petit caprice…sous ces airs de fripouillette se cache un petit caractère… tu sais déjà ce que tu veux… ça promet me dit on… oui …ça promet… mais tu as déjà tout compris en te serrant contre moi… tu sais que maman sera là… toujours là pour toi, ton grand frère et ta grande sœur… maman vous aime, vous êtes mes amours…
Ce soir est un grand moment chargé en émotion… en toi, je vois tes papis… en toi, je nous vois ton papa et moi… en toi, je vois ton grand frère et ta grande sœur … toi qui devait combler un grand vide… qui a su me donner l’amour… tout cet amour qui déborde de ton petit cœur… oh mon bébé, ma belle coccinelle, ma belle libellule… tu es mon bout de vie, mon bonus sur la vie, mon rayon de soleil… par une belle nuit de tempête, tu as pointé le bout de ton petit bout de nez… et depuis… depuis tant de belles journées sont passées… ne grandit pas trop vite mon amour… pas trop vite…j’ai besoin de te garder encore près de moi.. un an déjà… un déjà, que tu me combles de bonheur…"

Avant de
commencer à vous « parler » de mes humeurs… je crois qu’il serait intéressant de vous parler de nous… oui je suis nous…
Je suis une très très très jeune maman de 37 ans : ne dites pas que je fais un complexe avec mon âge, j’ai l’impression d’être née dix ans trop tôt. Pourquoi ? mais parce que j’adore toute cette nouvelle technologie et que franchement, si j’avais eu tout ça quand j’étais jeune (hi hi hi, la vieille mémé !!!!), je crois que ma vie personnelle et professionnelle en aurait été facilitée voir transformée !!!!
Revenons à nos brebis… je disais donc, que j’avais… ah ! non ! on va pas recommencer à me rappeler mon âge, hein !!! on le sait maintenant…
Je connais mon mari depuis bientôt 17 ans (c'est lui ci-dessus)… c’est dire que je le connais en long en large et en travers… c’est un homme formidable, je vous assure que si, c’est un homme extraordinaire… déjà pour m’avoir supporté si longtemps… mais aussi pour m’avoir offert de beaux enfants, oh combien exceptionnelles : non, non j’en fais pas trop… ils le sont… enfin, je vous parlerai d’eux plus tard… c’est la cerise sur le gâteau !!! Je vais faire l’éloge de mon mari, hihihi… est ce que ça va me prendre une page… je sais pas… je crois que je vais lui faire lire, ce sera un peu comme une déclaration d’amouuuurrrr au cas ou il en douterai… hahaha…
Par quoi, je commence, ses défauts ou ses qualités…
On va commencer par les défauts… il en a un et un énorme que je trouve pénible c’est son côté boudeur/râleur et que tu ne sais jamais pourquoi ??? Tout va toujours bien mais tu l’entends bougonner ou râler pour des choses insignifiantes… le summum, c’est quand il rentre du boulot et qu’il en a bavé toute la journée… trop de pression et il prend tout à cœur donc évidement, il a besoin de décompresser… sauf, que le soir, une autre journée commence celle de la vie de famille… et il faut rester zen, n’est ce pas ?!?
C’est bizarre, je ne lui trouve pas d’autre défaut, l’amour que je lui porte a certainement dû les transformer en qualité ou les effacer carrément… tiens, pourquoi ça me fait sourire ???
Parlons de ses qualités, c’est un papa formidable qui adore et vénère ses enfants tout comme moi !!! Il essaie dans la limite de ses moyens d’accéder à tous leur désirs… Je pourrais citer des milliers d’exemples mais vous finirez par vous lasser… le seul hic, c’est dirions nous, un petite faiblesse à ne pas savoir dire non… Je suis sûre que vous connaissez la phrase « demande à ta mère », ça c’est parce qu’il a peur, je crois, que ses enfants ne l’aiment plus s’il dit non… ah ses nouveaux papas, ils n’ont plus l’autorité qu’avaient nos papas à nous… Finalement, ça me va bien… ça équilibre avec mon autorité extrême… et si je n’y arrive plus, il prend le relais… c’est pas beau ça !!!
C’est une vrai petite fée du logis… il m’aide énormément à la maison surtout quand je travaille…il va chercher ses enfants à l’école, leur prépare à manger, passe l’aspirateur, range le lave vaisselle, peut m’étendre une machine à ma façon (enfin presque !!!)… là, je lui décerne une médaille d’or parce qu’avoir trois enfants à des âges différents (ah ! oui ! j’avais oublié de vous dire que nous avions trois enfants, le mal est réparé : nous avons trois enfants), avoir un boulot qui le ronge autant physiquement que psychologiquement, et une femme qui veut continuer à être active professionnellement (on n’a pas vraiment le choix si on veut garder notre maison …)
Mon mari, n’est pas vraiment démonstratif à tel point que certaines personnes pensent que notre couple va mal… c’est un crabe qui se renferme quand ça ne va pas et moi, je suis un lion qui rugit pour les mêmes raisons… disons que nous avons trouvé notre équilibre… il est mon opposé mais il a su me rendre plus calme, plus réfléchie, plus patiente (enfin il y a encore du boulot mais je suis sur la bonne voix !!!)… et puis, il n’est pas exigeant ; sa vie, il la veut simple et être heureux comme tout un chacun. L’important pour lui c’est avoir un bon morceau de viande , pouvoir regarder le sport, le soir devant la tv, se gratter les cacahouètes en sifflant une bière et ronfler si le coeur lui en dit pendant que je pianote sur mon pc… je plaisante, il regarde la tv mais delà à se les gratter et boire une bière, c'est un peu trop imagé !!! Enfin, juste pour dire qu' il me laisse une entière autonomie à partir du moment où je n’exagère pas trop…
Il ne parle pas beaucoup mais vaut mieux quelques paroles que de grands discours qui se résument à deux mots…dommage, je suis une grande bavarde mais je me rattrape avec mes amies !!!!
J’oubliais, il a pas loin de 42 ans et malgré les années, je le trouve toujours aussi beau..
C’est mon mari, mon amant, le père de mes enfants, mon papa, mon ami… ce que je souhaitais trouver chez un homme… après 17 ans… je l’aime toujours autant…